Pour maintenir les logiciels à jour et les sécuriser, les développeurs déploient régulièrement des correctifs sur leurs applications depuis un serveur central. En raison de la fréquence des mises à jour et de la multiplication des versions logicielles qu’elles génèrent, la gestion des correctifs constitue un élément essentiel du cycle de vie du développement logiciel.
Qu’est-ce que la gestion des correctifs ?
La gestion des correctifs désigne le processus qui consiste à renforcer de manière proactive la sécurité des logiciels contre des vulnérabilités précises avant que les pirates n’aient la possibilité de les exploiter. Ce processus implique de suivre et de superviser la publication des correctifs logiciels. Les étapes de la gestion des correctifs comprennent :
- Identifier un bug
- Concevoir une solution de code pour le bug
- Tester le correctif dans un environnement isolé
- Approuver le correctif
- Documenter le code du correctif
- Publier le correctif auprès des utilisateurs finaux
- Surveiller la publication du correctif
La gestion des correctifs est importante, car elle protège votre application contre les pirates. Les développeurs doivent faire preuve de prudence lors de la publication d’un nouveau correctif, car celui-ci peut affecter les autres applications et fonctions d’un appareil. Les correctifs protègent également contre les problèmes de performances des logiciels et les incompatibilités entre les versions des plateformes.
Tout comme les menaces évoluent constamment, la gestion des correctifs évolue elle aussi. Le marché de la gestion des correctifs devrait atteindre une valeur totale de un peu plus d’un milliard de dollars d’ici 2026, les secteurs bancaire et de la santé anticipant la plus forte croissance.
6 tendances de la gestion des correctifs
IA et automatisation
Grâce aux logiciels de gestion des correctifs, une grande partie du processus de gestion est prise en charge par une IA automatisée. Le service de gestion des correctifs d’Algomox analyse, évalue, teste et déploie par exemple des correctifs sur l’ensemble des serveurs et des applications.
L’automatisation de la gestion des correctifs et des rapports d’état associés garantit que vos logiciels ne manqueront jamais une mise à jour ou un correctif de sécurité critique. L’automatisation peut faire gagner un temps précieux lors des réparations, puisqu’il faut en moyenne 205 jours pour corriger une vulnérabilité. Lorsque la gestion des correctifs est automatisée, les administrateurs informatiques peuvent se concentrer sur d’autres tâches essentielles à l’activité.
Mesures compensatoires
En raison du long délai nécessaire pour remédier à une vulnérabilité réseau, les entreprises ont souvent recours à des mesures compensatoires qui servent de solution de triage dans l’intervalle. Elles ne doivent toutefois pas s’y fier comme à une béquille, car ces mesures ne sont pas sûres à long terme.
Centralisation
Aujourd’hui, le marché de la gestion des correctifs est assez fragmenté, les fournisseurs étant spécialisés dans différents composants de cette gestion. La gestion de plusieurs produits provenant de fournisseurs différents entraîne des inefficacités.
Pour éviter la confusion et les inefficacités, les entreprises souhaitent disposer d’un serveur centralisé pour gérer les publications de correctifs, y compris ceux de fournisseurs tiers. Cette approche réduit les défaillances, accroît la productivité, fait gagner du temps et évite à votre entreprise le coût élevé d’une mauvaise gestion des correctifs, qui s’élevait en moyenne à 4,24 millions de dollars en 2021.
Qualys propose une application centralisée de gestion des correctifs qui permet aux clients de remédier aux vulnérabilités du cloud depuis un point unique.
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Visibilité
Alors que les entreprises adoptent de plus en plus des modèles BYOD, la prolifération des appareils qui en résulte favorise l’apparition d’un « IoT fantôme », c’est-à-dire d’appareils non autorisés et non identifiés connectés à votre réseau, qui peuvent ne jamais être mis à jour.
Le BYOD rend la gestion des correctifs de plus en plus difficile, exposant le réseau, le cloud, les données et bien d’autres éléments de votre entreprise aux cyberattaques. La gestion d’un large éventail d’appareils réduit la visibilité sur les nouveaux correctifs publiés par les fournisseurs de logiciels. JumpCloud et Qualys permettent tous deux de déployer automatiquement des correctifs sur différents systèmes d’exploitation et applications dans un écosystème d’appareils dispersé et hétérogène.
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Intégration au DevOps
Avec la publication de nouvelles mises à jour logicielles et la surveillance ultérieure des bugs, la gestion des correctifs s’intègre naturellement à la boucle de rétroaction de l’intégration continue et du déploiement continu (CI/CD) afin de remédier aux problèmes de sécurité qui surviennent lors des déploiements.
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Gestion des correctifs fondée sur des politiques
La publication de correctifs ne signifie pas nécessairement que les administrateurs les appliquent. En fait, 60 % des failles résultent de l’incapacité à appliquer les correctifs disponibles. Les entreprises en ont fait l’amère expérience à la fin de 2021, lorsque des entreprises n’ont pas appliqué les correctifs de Microsoft. Toutefois, négliger le déploiement des correctifs ne relève pas nécessairement de la défiance ou de la paresse ; les administrateurs hésitent parfois à déployer de nouveaux correctifs de peur qu’ils ne ralentissent le système, ne perturbent les performances ou ne provoquent des dysfonctionnements dans d’autres applications.
Aujourd’hui, les entreprises adoptent une approche de la gestion des correctifs fondée sur des politiques afin de s’assurer que le propriétaire du réseau applique les correctifs au système dans un délai critique défini au préalable. Cette approche combine les données opérationnelles relatives à la configuration du système avec les mesures de sécurité à prendre.
La gestion des correctifs fait partie intégrante d’une stratégie globale de gestion des vulnérabilités. Et elle n’a pas à être contraignante. Heureusement, les logiciels actuels de gestion des correctifs intègrent largement l’automatisation et l’IA afin d’offrir aux administrateurs une meilleure visibilité et un meilleur contrôle de leurs réseaux.
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